09 Nov 2020 |

Yannick Agnel, champion olympique

Dans cet épisode, j’ai le plaisir de recevoir Yannick Agnel.

Yannick s’est distingué par une carrière de nageur particulièrement brillante. Il a notamment été double médaillé d’or aux jeux olympiques de Londres en 2012 et double champion du monde à Barcelone en 2013.

Dans cet épisode, Yannick raconte comment il est tombé dedans un peu par hasard, son adolescence hors du commun au rythme des entraînements et son ascension progressivement auréolée de nombreux titres. Mais il explique aussi la gestion de la pression, le surentraînement et le burn-out. Vous entendrez enfin la vie qui s’est ouverte à lui lorsqu’il a pris sa retraite en 2016 et tout ce qu’il en a fait depuis.

Ecoutez, commentez, prenez le pouvoir.

Sur la découverte du sport :

« Je ne suis pas du genre à m’ennuyer. Je crois que c’est l’ennui qui ne m’aime pas, plutôt que l’inverse ! J’ai grandi dans une famille très très sportive donc on a été éduqués par le sport.

A la base, ce n’était absolument pas la natation. C’était le tennis, parce que mon frère faisait beaucoup de tennis, du foot comme à peu près un gamin sur 6 en France, du judo, parce que je fais partie de la génération David Douillet : tu vois, je suis né en 92 donc c’était son heure de gloire… »

Sur le burn-out :

« En 2014, j’ai tiré sur la corde car je ne savais pas que je faisais un burn-out. A ce moment-là, personne ne m’a parlé de burn-out. J’ai toujours été quelqu’un qui dormait très peu et qui s’entrainait beaucoup. Je me suis beaucoup trop entrainé, j’ai trop peu dormi et cela m’est tombé sur la figure. Mais l’histoire est beaucoup plus compliquée que ça… »

Sur l’équilibre psychologique :

« Il y a beaucoup d’a priori sur les psy en sport, c’est qu’on est fou, alors que la réalité c’est que quand on est un sportif de haut niveau et que l’on a un quotidien aussi intense, on est forcément déséquilibré en fait. Et que ça fait du bien d’avoir quelqu’un qui est un peu extérieur à tout cela, pour venir balancer un peu d’eau pure dans la marre. Je ne l’ai pas fait. Mes parents, mes proches, mon agent, qui est un peu ma seconde maman depuis 10 ans, m’ont plusieurs fois demandé, proposé, d’aller voir un psy spécialisé dans le sport de haut niveau. Mais je ne l’ai vu que 1 an et demi après la fin de ma carrière. »

Sur l’après :

« Ce qui est le plus difficile je pense pour un sportif de haut niveau, ou pour quelqu’un qui cherche une seconde carrière et pour qui ça s’arrête de façon assez abrupte, c’est de donner du sens à ta vie, ce que tu as véritablement envie de faire… Parce qu’en faitn tu ne te poses jamais la question quand tu es sportif. 

Du jour au lendemain tu te retrouves avec pas grand-chose et moi j’avais envie de me créer une certaine légitimité dans des domaines différents. »

 Sur la notion de « pouvoir » :

« Je ne sais pas si je suis quelqu’un de pouvoir particulièrement. Pour l’avoir touché un peu du bout des doigts, à travers la notoriété, à travers peut-être l’argent, la position sociale, je pense que tout le monde n’est pas apte à avoir le pouvoir entre ses mains. Tu ne connais jamais une personne jusqu’à ce que tu lui aies donné le pouvoir. Même au plus petit niveau. »

L'épisode est disponible sur : Apple Podcast  •  Soundcloud  •   Spotify  •  Deezer

Pour suivre Yannick : Instagram

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