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Septem Girl - Bénédicte Burguet Journé

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Bénédicte est rédactrice mode et beauté chez Vanity Fair. 
Elle porte la combinaison 18 heures de la Capsule Fêtes.
Vous pouvez suivre Bénédicte ici. 

Raconte-nous… 
  
Ton parcours en quelques mots :
J’ai grandi à Paris. Cette ville est donc la base sur laquelle je me suis construite : ses références, son esthétique, l’art de vivre, l’esprit parisien également. J’ai suivi des études de droit à Assas car « le droit mène à tout ». Après quatre ans de pénal et une année de sciences politiques, j’ai changé de trajectoire pour entamer des stages dans la presse écrite féminine. Je n’en suis jamais partie. Aujourd’hui je fête (oui c’est une fête) 6 ans d’aventure Vanity Fair. 

Ce moment où tu as « [re]pris le pouvoir » sur ta vie :
En décidant de faire du droit, d’abord, ce qui m’a donné une formidable structure et un bon esprit d’analyse. Puis en quittant la sphère juridique pour le journalisme.

La façon dont tu as géré la transition du droit vers le journalisme :
J’aimais écrire et j’ai profité de l’émergence des blogs et d’internet pour « me faire la main ». J’avais alors 19 ans, les magazines en ligne avaient besoin de « plumes » quasi bénévoles. Même si le droit m’a passionnée pendant mes cinq années d’étude, il existe une grande différence entre « apprendre » et « exercer ». Il était inenvisageable pour moi de me résoudre à faire des stages dans des cabinets d’avocats… Face à ce constat, j’ai naturellement décidé de changer de voie.
J’ai eu la chance d’être diplômée très jeune (à 23 ans). A la fin de mon Master II, j’ai annoncé à mes parents : « fini Assas, cette année sera dédiée aux stages dans la presse.» Ils n’étaient pas ravis... Mais grâce à ma formation et à ma petite expérience de pigiste web, j’ai obtenu un stage chez Marie Claire, puis au Be et enfin au Figaro où j’ai rencontré mon mentor, Virginie Mouzat, qui m’a embarquée en 2012 dans l’aventure Vanity Fair.
La clé est d’être tenace : j’ai tout appris en observant, j’ai fait de mon mieux, je ne me suis jamais lamentée, j’ai relevé mes manches et j’ai travaillé.

La façon dont tu envisages la suite :
Je pense ma vie par tranches de 10 ans.
Ma vingtaine était dédiée à mes études et à des débuts professionnels solides.
Pour ma trentaine, j’ai envie de développer des choses pour moi. Peut-être dans l’entreprenariat, l’écriture de livres…

Le plus gros challenge auquel tu as du faire face : 
Me fondre dans l’univers très mondain de la presse alors que je suis plutôt un animal solitaire.
Je suis assez discrète et la mode est un univers de représentation. Je suis plutôt une « travailleuse du matin » qu’un « oiseau de nuit ». Mes amis m’ont beaucoup incité à sortir davantage, à me mettre en avant sur Instagram… J’ai appris à le faire doucement, tout en restant fidèle à moi-même.
Voilà le plus gros challenge : accepter les codes d’une industrie (si on ne veut pas jouer le jeu, on la quitte) sans se travestir. Il s’agit de trouver le juste équilibre entre ce que ton job t’impose et qui tu es.

Tes moteurs dans la vie : 
Ma famille et le regard que les gens que j’aime portent sur mes choix, mes actions… S’en affranchir est fondamental mais savoir qu’ils approuvent reste malgré tout important pour moi.

Une femme qui t’inspire : 
Difficile d’en choisir une. Je dirai que j’ai une « typologie de femmes » qui m’inspire : businesswoman avec un époux et des enfants. J’admire cette capacité à tout faire, et surtout, cette volonté de ne pas choisir entre vie de famille et épanouissement professionnel.

La femme que tu veux devenir :
Moi en mieux. Donc travailler sur mes points faibles (mon côté un peu trop « control freak ») et développer mes forces (ma ténacité, ma concentration). C’est un travail quotidien.

Le plus gros challenge pour les femmes aujourd’hui, c’est :
…être « multitasking » à l’extrême : être une bonne mère, une parfaite épouse, travailler sérieusement, rester disponible pour ses amis, faire du sport… Et tout ça en gardant le sourire.

Tes pistes pour l'affronter ?
Apprendre à déléguer et à lâcher prise. Encore un travail quotidien !

Les 7 mots de la fin :

  1. Un jour de la semaine : vendredi, entre semaine et weekend.
  2. Une ville : Paris, mes racines.
  3. Un héros ou une héroïne : mon mari.
  4. Une émotion : la joie.
  5. Un mantra : « Aide-toi, le ciel t'aidera. »
  6. Un livre : L’Étranger, d’Albert Camus.
  7. Un compositeur : Erik Satie.

Crédit photo : Rudy Ossona